L'alimentation du fœtus pourrait influencer les risques de maladies chroniques pendant l'enfance et jusqu'à l'âge adulte. De plus, une alimentation déséquilibrée et des perturbations métaboliques au cours de la grossesse peuvent modifier la santé de la mère en favorisant l'obésité, et est facteur de risque pour des maladies métaboliques comme le diabète gestationnel et l'hypertension.
Si les recommandations concernant l'alimentation et la prise de poids durant la grossesse varient, en général, elles prônent une consommation quotidienne de 400 à 500g de fruits et légumes. L'alimentation d'une femme enceinte doit à la fois couvrir ses besoins nutritionnels, faciliter la croissance optimale du fœtus, préparer le corps à une naissance sans complications et contribuer à un allaitement satisfaisant.
L'apport énergétique doit peu augmenter alors que l'apport en nutriments doit être plus important. A ce titre, il est souhaitable de diminuer la consommation de matières grasses et de glucides et d'augmenter celle de fruits et de légumes et de légumineuses. Les fruits et légumes apportent à l'organisme des antioxydants (vitamine C et caroténoïdes), essentiels pendant la grossesse. Si les 4 à 5 portions de fruits et légumes ne sont pas atteintes au quotidien, il sera impossible à la femme enceinte d'atteindre les quantités recommandées d'acide folique.
Or, on observe que non seulement les recommandations nutritionnelles sont peu suivies par la population générale, mais la plupart des femmes en âge de procréer ne savent même pas qu'elles existent ! Par conséquent, leur état nutritionnel aura de fortes chances de ne pas être optimal durant la grossesse. A cette période, il est donc important d'offrir des conseils nutritionnels et de proposer des aliments bénéfiques pour la santé la santé de la mère et du foetus.
Hanna Lagström
Research institute for the children and young
Turku University – Finland
Publication : Equation nutrition review november 2008